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Le DSO est l’indicateur le plus souvent utilisé dans l’analyse des performances financières d’une entreprise. Il sert également à savoir si les techniques de recouvrement utilisées sont efficaces. Plus qu’essentiel aujourd’hui dans l’optimisation de la gestion financière, il peut être amélioré par l’analyse d’un autre indicateur : le BPDSO, ou Best Possible DSO. Deux indicateurs à ne pas confondre donc, mais à maîtriser pour optimiser le crédit management et le BFR. DSO ou BPDSO, Eloficash fait le point et vous explique comment améliorer vos délais de paiement. 

Qu’est-ce que le BPDSO ?

Le BPDSO provient du terme anglais « Best Possible Days Sales Outstanding ». On y retrouve l’acronyme DSO, bien connu des gestionnaires de crédit et directions des affaires financières. Tous deux sont des indicateurs se rapportant aux délais de paiement des créances clients.

DSO et BPDSO : deux indicateurs majeurs à ne pas confondre

DSO et BPDSO ne doivent pas être confondus autant dans leur calcul que dans leur interprétation. De même pour le calcul du DPO qui concerne le délai de paiement fournisseur.

Définition DSO

Le DSO (Days Sales Outstanding) sert à connaître le délai moyen de paiement (DMP) des créances clients : le temps moyen pour qu’une facture soit réglée à une entreprise par ses clients sur une période. Il comprend les créances courantes et les créances en retard. Son calcul régulier permet de constater les évolutions dans le temps et de mesurer les progrès réalisés. Il est en revanche indispensable de l’analyser en regard du secteur de l’entreprise, des conditions de paiement établies ou d’une éventuelle saisonnalité.

Alors que le DSO tient compte de l’ensemble des factures non réglées, le BPDSO ne s’intéresse qu’aux créances non exigibles. DSO et BPDSO peuvent donc atteindre des niveaux très distincts. 

Définition BPDSO

Le Best Possible DSO représente le délai de paiement moyen client optimal. Cette mesure donne le DSO théorique le plus bas possible pour une entreprise en fonction du comportement de paiement de ses clients. Le BPDSO décrit ainsi le DSO qui serait réalisé si l’ensemble des clients conformément à leurs conditions de paiement contractuelles. Mais comment le différencier du DSO ? Et comment le calculer ?

Quelles sont les principales différences entre DSO et BPDSO ?

La différence majeure entre ces deux indicateurs se trouve dans la prise en considération ou non des factures échues. En outre, le DSO est une traduction de la situation réelle de l’entreprise quand le BPDSO reste une valeur théorique presque impossible à atteindre. Un objectif réaliste consiste donc à s’en rapprocher le plus possible pour garantir une bonne santé financière et la pérennité de l’entreprise. Calculer le BPDSO présente ainsi un intérêt majeur pour ceux qui souhaitent analyser au mieux leur DSO et prendre des mesures si besoin. 

Comment calculer le BPDSO ?

Le BPDSO reflète un scénario idéal : le nombre moyen de jours nécessaires à la récupération des paiements si les factures étaient toutes payées à temps.

Quelle est la formule pour calculer le Best possible DSO ?

Calcul BPDSO Eloficash

Trois éléments permettent de calculer le meilleur DSO possible :

  • nombre de jours de la période souhaitée
  • montant de l’encours courant
  • chiffre d’affaires TTC (hors ventes au comptant) pour cette période

Quel est le calcul du BPDSO ?

BPDSO (en nombre de jours) = (Encours clients non exigibles TTC / chiffre d’affaires TTC hors ventes comptant) X nb de jours de la période

Pour faciliter le suivi et la prise de décision, nous vous conseillons de créer un tableau de calcul du BPDSO.

Comment créer un tableau de calcul du BPDSO ?

Vous pouvez créer un tableau Excel de 5 colonnes avec les entêtes suivantes : Période, Jours de la période de vente, CA TTC, Encours courant et BPDSO. 

Exemple d’un calcul de BPDSO : 
Mise en application : 

Autre formule possible dans Excel pour un résultat arrondi au dixième près : =ARRONDI((Cn/Dn)*Bn;1)& » jours »

Afin d’analyser la performance de recouvrement, il est possible de transformer ce modèle pour mesurer d’autres indicateurs : calcul DSO BPDSO, Average Day Delinquent (ADD). Il faudra alors insérer les colonnes correspondantes (encours réels, DSO, ADD…).

Quels indicateurs utilisent le BPDSO ?

Le BPDSO permet également de mesurer un autre indicateur de performance décisif : l’ADD. Ce dernier se calcule en effet en soustrayant le BPDSO au DSO. Le résultat désigne le délai moyen existant entre la date d’échéance de paiement et la date de règlement effectif.

Par exemple, si le DSO est de 51 jours et le BPDSO de 14 jours, l’ADD est de 37 jours. En moyenne, 37 jours s’écoulent entre le dépassement de la date d’échéance et son paiement effectif.

Ce chiffre aide le DAF à définir des objectifs, notamment en matière de réduction du DSO.

DAF calcul BPDSO Eloficash

Quelles techniques permettent de réduire les délais de paiement ?

Il existe plusieurs méthodes de calculs du DSO et variantes comme le BPDSO. Quelle que soit la méthode de calcul utilisée, l’optimisation du DSO reste primordiale pour toute entreprise. 

Pourquoi optimiser son DSO et son BPDSO ?

Réduire le DSO en recouvrement permet à une entreprise de :

  • libérer de la trésorerie
  • améliorer son BFR
  • libérer des ressources financières
  • accélérer ses investissements stratégiques. 

Un DSO élevé peut de plus traduire des retards de paiement fréquents et un processus de recouvrement de créances inefficace.

La mesure du BPDSO s’avère utile dans une optique d’optimisation : elle permet d’estimer le DSO minimum atteignable et de fixer des objectifs de gestion de crédits. Les entreprises peuvent définir grâce à cet indicateur ce qu’elles doivent améliorer dans leur processus de collecte et le niveau de réduction de DSO et des litiges à atteindre.

L’atteinte réelle du BPDSO est-elle vraiment possible ?

⚠️ Attention cependant : l’atteinte réelle du BPDSO, c’est-à-dire aucun retard pour l’ensemble des clients, relève d’un résultat exceptionnel ! Cette situation peut en réalité traduire des conditions de paiement trop généreuses. À l’inverse, un écart se creusant entre DSO et BPDSO (malgré un DSO constant), peut être le signe précoce d’une détérioration des performances.

Techniques et bonnes pratiques permettant d’optimiser le DSO

L’amélioration du DSO requiert l’amélioration des flux de trésorerie et de la gestion du crédit. Il convient donc de revoir les techniques de recouvrement :

  • Évaluation de chaque nouveau client
  • Réduction des délais de paiement en imposant des délais plus courts à vos créanciers 
  • Diminution du délai de traitement des litiges clients
  • Amélioration de la collaboration entre entités de l’entreprise

Il est également important d’investir dans des outils technologiques tels que Eloficash permettant de simplifier le processus de recouvrement et de réduire le DSO BPDSO retard. 

Quels outils utiliser pour rapprocher DSO et BPDSO ?

L’utilisation d’un logiciel DSO tel qu’Eloficash vous permettra d’optimiser votre DSO jusqu’à vous rapprocher au mieux de votre Best Possible DSO, grâce aux fonctionnalités suivantes : 

Automatisation des relances clients 🡪 Réduction des délais d’encaissement et accélération du recouvrement.

Suivi en temps réel des créances et des encaissements grâce au tableau de bord dynamique Eloficash 🡪 Identification immédiate des factures en retard et réactions plus rapides. Un planning des priorités clairement défini et une vue globale des comptes à relancer en un coup d’œil. 

Segmentation des clients et priorisation des actions en fonction de leur historique de paiement 🡪 Accélération du règlement des créances et réduction du BPDSO grâce à l’adaptation des actions (relances plus fermes pour les mauvais payeurs, souplesse pour les bons payeurs).

Digitalisation des paiements pour un encaissement plus rapide grâce aux connecteurs de paiement en ligne 🡪 Possibilité d’envoyer un lien de paiement directement intégré dans vos factures.

 

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Marie Saunier

Cheffe de projet marketing chez Eloficash, Marie décrypte les enjeux du poste client et les transforme en contenus accessibles, utiles et actionnables. Entre optimisation du cash, automatisation des process et pilotage du risque, elle explore tout ce qui aide les équipes finance à travailler plus vite, plus sereinement… et à encaisser mieux. Son approche mêle analyse, pédagogie et sens du terrain, avec un objectif : donner aux DAF et Credit Managers les clés pour renforcer leur trésorerie et améliorer leur performance opérationnelle.